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La souffrance devient plume đź¦‹


Qu’est-ce que vous faites si la personne que vous aimez le plus au monde est celle qui vous détruit entièrement ?

Mon écriture évolue au même rythme que ma pathologie. Une pathologie qu’on ne prend malheureusement pas au sérieux. On l’a trouve tellement simple à éradiquer de nos vies, pas vrai ? Enfin, du moins pour ceux qui ne la vivent pas.

La dépendance affective. Voilà mon inspiration. Grâce à Louisa, ma protagoniste, j’ai compris pas mal de choses sur moi, ma personnalité.

Je suis malade depuis le lycée, du moins c’est à ce moment là que ça s’est déclenchée.

Au vu de mon passé, sur lequel je ne mâche pas mes mots dans le livre « Le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux », j’ai toujours eu ce besoin maladif d’avoir un homme à mes côtés.

Je n’ai vécu que des relations toxiques.

Je n’attire qu’à moi des personnes émotionnellement froides, avec un ego sur-dimensionné, des hommes qui ne se remettront jamais en question, qui me voient et me traitent plus comme un objet que comme une femme. Des hommes qui s’en foutent royalement de savoir comment je me sens, qui me blessent autant qu’ils respirent, sans aucunes onces de regrets, parce que finalement ils s’en fichent.

Je n’attire qu’à moi des hommes, des narcissiques particulièrement. Ces hommes-là n’apprennent jamais à me connaître, ne me soutiennent jamais dans mes passions. Ils ne font qu’alimenter mes sombres désirs, mes blessures. Ils n’en prennent pas conscience parce qu’ils sont focalisés sur eux. Tout le temps. Ils n’ont pas cette peur de se dire qu’un jour je partirai, véritablement. Simplement parce qu’ils savent pertinemment que quoi qu’il en soit, je reviendrai. D’une à cause de cette pathologie, et de deux parce que quand j’aime une personne je lui donne tout. Ils ne s’en rendent pas compte, ou ce n’est peut-être pas important pour eux ?

Ces hommes-là me dégoûtent, malgré mon attachement maladif. Leur manière d’être, de penser, de parler, n’est pas digne d’un comportement de ce que moi j’appelle « être un homme ». Le narcissique pense qu’il a toujours raison, il remet la faute sur moi à chaque fois. Pour lui, il est clean, il ne fait aucun effort pour la relation, pensant que son comportement d’homme se résume à la force physique, à ne pas montrer ses émotions, à être insensible. C’est pas mon train de vie. Ce n’est pas ce genre d’homme qui m’attire, bien au contraire. Il dort sur ses acquis, pensant que je suis là seule à devoir lui montrer mon intérêt pour lui. J’aimerai leur dire à ces hommes, qu’une relation à sens unique ne marche PAS. J’aimerai leur dire que de cette maladie on en guéri. J’en ai envie, c’est le plus important. Et je suis prête à tout pour ça.

C’est un cercle vicieux finalement.

Ces hommes-là y trouvent leur intérêt et moi aussi. Celui de ne plus jamais me faire abandonner ou rejeter, celui de ne plus être trahi ou encore trompé.

Du moins je m’en convaincs tous les jours.

La dépendance affective c’est « ça » dans mon cas. C’est être avec une personne, être accrochée à elle tellement fort, être limite accro, c’est une drogue finalement. C’est savoir qu’on est mal avec elle, parce qu’elle ne nous comprend pas ou qu’elle ne nous montre aucun réel intérêt, et pourtant rester avec.

En ce sens, j’ai conscience d’être un peu masochiste, c’est stupide.

J’ai pris conscience avec Louisa, que je devais à tout prix m’en défaire pour aller mieux, me sentir moi, ne pas faire semblant. Parce que quand on aime quelqu’un et vice versa, on doit se sentir soi-même avec cette personne, une force rare unit.

Je me bats encore contre ça aujourd’hui, cette dépendance, cette maladie.

Malheureusement les causes sont des conséquences de d’autres causes. Et ça peu de personnes peuvent le comprendre.

J’en ai donc fait ma force, mon inspiration pour aller de l’avant.

J’ai beaucoup trop longtemps été apitoyé sur mon sort.

Je n’ai que 20 ans la vie s’ouvre à moi, me sourit. Je dois bondir uniquement dans ses bras à elle. Attraper les opportunités qu’elle m’offre.

En écrivant, j’ai pris conscience de cette pathologie. En terminant la forme de mon livre, je commence à l’accepter…

Le chemin de la guérison est long, douloureux, il y aura des chutes, je le sais, il y aura des pleures, des blessures, mais ce sera fait et ce sera beau parce que je me rapprocherais petit à petit de mon « moi » intérieure, de cet écho…. Tout comme l’écriture de mon livre a été le premier contact avec ce que je suis.