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Les difficultés d’écrire sur soi 🦋


Lorsqu’on écrit sur soi, on vit vraiment à fond cette écriture et ça peut être vraiment fantastique, comme tout le contraire.

Écrire sur ces choses qui nous hantent

L’histoire que j’ai écrite au tout début a été entièrement dictée par mon subconscient. Je n’ai eu aucune maîtrise. Alors, je l’ai relu j’ai pris conscience que j’avais du mal à accepter certaines facettes de moi : les sombres désirs, cette maladie, la part d’ombre, qui m’est encore un peu inconnue aujourd’hui , je l’avoue.

Par ailleurs, au cours de mon roman, j’ai écrit tout un chapitre sur la petite fille qui est toujours en moi. Je l’ai écrit en ayant un peu ce statut de poète funambule.

Pourquoi ?

Je me suis retrouvée pendue à la corde de mes écrits, simplement parce que j’ai rêvé l’impossible. En ces quelques mois d’écrits, mon existence s’en est tenue qu’à l’encre de ma plume. Le fil de ma vie, en même temps que les traces de mes écrits, a été bousculée, transformée, déviée page après page.

En écrivant j’ai connu l’apesanteur, mais aussi la lourdeur de mon histoire.

Je me suis élevée, j’ai chuté, je suis tombée, je me suis relevée. J’ai dansé sur ce fil pendant de longs mois, à me demander si j’allais tomber ou tenir bon ?

Dire stop

Au bout d’un moment, je revivais beaucoup trop les atrocités de mon passé, j’ai dû dire stop. Ressentir ce que j’ai pu ressentir a commencé à me bouffer de l’intérieur, j’y suis entrée en dépression.

Alors j’ai dit stop. Je me suis posée. J’ai déposé mon arme, ma plume, quelques temps. J’ai pris sur moi, je me suis remise en question. Cette pause m’a permis de prendre en maturité, elle m’a permis de comprendre qu’il fallait que je continue d’écrire pour en guérir. Alors j’ai repris du courage, et j’ai recommencé, toujours en écrivant à fond. Et c’est ce qui fait, pour ma part, l’authenticité d’une histoire, sa sincérité, son importance et sa valeur.

Je dirai donc qu’il faut adopter un équilibre. Il faut savoir prendre des pauses, prendre du temps pour vous. Vous demander comment vous-allez ? Est-ce que vous êtes prêts à continuer d’écrire pour guérir ou est-ce qu’il vous faut une pause ?

La pause ne doit pas être prise comme une contrainte, au contraire.

Écrire sur soi n’est JAMAIS facile.

Mais je dirai que c’est le vrai début de votre guérison, où vous laisserez émerger la personne que vous êtes sincèrement.